Les usines Rosières de Lunery (5)

Les usines Rosières de Lunery (5)

Messagepar Huguette Deshayes » 06 Nov 2014 09:55

Les usines Rosières de Lunery (5)
05/06/2008
LE PETIT FONDEUR - Juin 1993
Ce dossier est tiré intégralement d'une revue éditée par les élèves de 4 ème du collège Voltaire de Saint-Florent-sur-Cher. Le travail effectué d'une grande qualité nous éclaire sur l'épopée économique des fonderies de Rosières dont bon nombre de fourneaux de nos grands-mères sont issus. Un grand merci donc aux élèves et enseignants de ce collège ainsi qu'à Jean-Luc Champault qui a conservé précieusement ce petit journal présenté ici, sans oublier Bernadette Moy qui a dactylographié le tout.

LES GRÈVES à SAINT-FLORENT et ROSIÈRES
Les différents documents étudiés sont des télégrammes, des lettres, des rapports de police (dossiers 33 M 122 et 33 M 126) et des journaux :

Bulletin Officiel de la Bourse du Travail de Bourges
Journal du Cher (radical)
Tocsin populaire (Journal militant pour les droits des ouvriers)
La Dépêche du Berry (conservateur)

La région de Saint-Florent - Rosières occupe près de 2 000 métallurgistes. Ces hommes vivent et travaillent dans de mauvaises conditions.
A Saint-Florent, les salaires sont encore plus dérisoires qu’à Bourges et Vierzon.

La période de 1904 à 1909 a été une période de luttes intensives de la part des travailleurs métallurgistes de Saint-Florent.

C’est en Novembre 1904 que fut constitué le Syndicat des métaux de St-Florent – Rosières attaché à la Bourse du Travail de Bourges, fondée le 15 avril 1897.

Après 1909 et jusqu’en 1914, aucune grève importante n’agite la région de St Florent – Rosières, même s’il y a bien quelques soubresauts.

Pendant cette période, le mouvement ouvrier a poursuivi deux objectifs :

S’organiser en vue d’une action concertée.

Obtenir une amélioration matérielle et juridique de la condition ouvrière.
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LA GRÈVE DES CARRIERS 1892

Le 3 août 1892, 110 ouvriers carriers qui travaillent pour le compte de CHARITAT, CHALUMEAU, CHANTELAS, DUCHET, LANOUE et LÉPY décident de se mettre en grève sur le refus des maîtres carriers d’accorder une augmentation de 15 %.

Les ouvriers ont fait appel au député BAUDIN pour les soutenir. « un calme complet règne » signale un rapport de police du 3 août 1892.

Le 8 août 1892, le Préfet, dans un télégramme chiffré destiné au ministère accuse le Député BAUDIN « de ne pas se soucier des grévistes et de soulever quelque bruit autour de sa personne ».

Le 9 août 1892, le Commissaire de Police informe le Préfet qu’un dénommé ROY de St Florent s’est présenté à la poste de Vierzon et a envoyé un télégramme à un nommé BORDINAT avec le contenu suivant : « BAUDIN est-il là ? »

Le 19 août 1892 les ouvriers carriers n’obtiennent pas satisfaction, mais cessent la grève.

GRÈVE DE ROSIÈRES DE 1892 et 1893
Le 3 mai 1892 éclate la première grève de Rosières. Les grévistes, 800 environ, déposent un liste de revendications :

Augmentation de salaire de 25 %
Suppression des amendes
Assurance par l’usine des ouvriers contre les accidents.


Ce même jour, M. DUPUIS qui était Maire de Lunery, démissionne de ses fonctions pour faire face à ses responsabilités de Directeur.
Le 8 mai 1892, le Préfet en personne se rend à Rosières, s’entretient avec les grévistes et pousse à la conciliation.
Le même jour, DUPUIS annonce qu’il cède sur toutes les demandes sauf celle portant sur les salaires. Chaque jour, le patron renvoie plusieurs ouvriers et les remplace par des nouveaux : « Les Jaunes » (1). 20 grévistes sont renvoyés.
La gendarmerie craint des tensions entre les grévistes et les jaunes.
Plus tard les grévistes finissent par obtenir satisfaction
La société a réduit la journée de travail de 11 h à 9 h.

Mais beaucoup d’insultes et de menaces sont échangées, les rancœurs s’accumulent.

Une nouvelle grève commence le 3 septembre 1893. Dans un télégramme du 4 septembre 1893, le Maréchal des Logis Pierre PETIT écrit : « Jusqu’à ce moment aucune violence n’a été exercée, tout s’est borné en insultes et en menaces. »

M. DUPUIS n’est pas d’accord à propos de l’augmentation des salaires de 25 % mais finit par accepter une nouvelle augmentation de 7 %.

La grève de Rosières se termine le 22 novembre


LA GRÈVE A L’USINE LABBÉ FRÈRES

Le 9 mai 1893 commence une grève à l’usine LABBÉ frères. Quasiment la moitié des ouvriers sont en grève.
Ce jour le Capitaine PIN, envoie un rapport au Préfet pour le prévenir de cette grève : « L’augmentation de salaires est secondaire et, s’il n’y avait eu que cette question, elle aurait pu être résolue sans quitter le travail ».
Mais LABBÉ ne veut pas céder tant que les ouvriers ne reprendront pas le travail.

Le 11 mai 1893, il y a 10 ouvriers de plus qui ont repris le travail. Ils sont donc maintenant 120 ouvriers à aller travailler sur les 236 que compte habituellement l’usine.
Le Capitaine PIN rédige des rapports tous les jours. LABBÉ écrit une lettre pour avertir le Préfet de la situation. Il dit : " D’autre part, nous savons de source certaine que 72 lettres ont été envoyées par les grévistes aux ouvriers de Rosières pour inciter ceux-ci à venir leur prêter main forte. "

Le 12 mai 1893, une réunion a lieu entre les ouvriers de chez LABBÉ et 50 ouvriers de Rosières. Les 50 ouvriers en question conseillent à ceux de chez LABBÉ de persévérer en leur promettant des aides.
Le Capitaine PIN écrit : « M. LABBÉ compte embaucher aujourd’hui 12 mai, 30 ouvriers ».
Quelques jours plus tard, le 16 mai 1893, le Président du Syndicat, Nicolas JOUANNET (3), envoie un courrier au Préfet pour lui faire connaître les revendications des ouvriers.
La réintégration de 3 ouvriers renvoyés sans motif justifié.
La suppression des amendes.
L’augmentation de 10 % répartie sur les journées les moins rémunérées etc…

En ce jour du 16 mai, le Maire de St-Florent reçoit une dépêche qui lui annonce que les grévistes ont forcé les portes de chez LABBÉ et se sont livrés à des actes de violences envers leur patron.
Le 27 mai 1893, l’adjudant HATTANT annonce dans son rapport la fin de la grève à l’usine LABBÉ :« A tous ceux qui ne peuvent réintégrer l’usine, on a promis des certificats et un appui s’ils le désirent pour les aider à se procurer du travail ailleurs. »

GRÈVE A LA SOCIÉTÉ INDUTRIELLE DE DÉCOLLETAGE DE SAINT FLORENT - 1905

Le jeudi 23 février 1905 éclate une grève à la Société Industrielle de Décollage de St Florent.
Les ouvriers veulent la suppression du travail aux pièces et le renvoi de leur directeur M. CHARITAT surnommé « Barbenzinc ».

« Le motif du conflit, qu chacun connaît, était dû à l’intransigeance, aux vexations sans nombre que faisait subir aux ouvriers un jeune potentat du nom de CHARITAT, Directeur à 26 ans, frais émoulu des écoles et qui, voulant jouer avec le feu, s’est grièvement brûlé à ce jeux dangereux ». (Bulletin Officiel de la Bourse du Travail de Bourges).

Le 27 février, par voie d’affiche, il fait savoir que « l’usine est ouverte à tous les ouvriers sans exception ». On peut lire dans la Dépêche du Berry que « Le patron compte sur leur sagesse ».
Et le mardi 28 février on peut lire également dans la Dépêche du Berry : « Le calme le plus parfait continue de régner ».

Les ouvriers « ont demandé une entrevue pour exposer leurs doléances, entrevue qui jusqu’à présent n’a pas été accordée » avec le Conseil d’Administration. Ils ne reprendront le travail que lorsqu’ils auront « obtenu complète satisfaction sur ce point ». ( Bulletin Officiel de la Bourse du Travail de Bourges).

Dimanche 5 mars. Le Conseil d’Administration continue à avoir une position intransigeante et refuse de discuter tant que les ouvriers n’auront pas repris le travail. Une semaine après, le patron s’impatiente, il ferme l’usine.

Le climat général se dégrade. Le Tocsin Populaire du 18 mars parle de 500 à 600 citoyens massés sur la place où M. CHARITAT qui l’ont conspué d’importance et ont entonné 2 chansons faites à l’intention de l’illustre Barbenzinc ».


LA CHANSON DE BARBENZINC

1er couplet

Par malice et par ruse
Il expose ce fait que les outils s’usent
Et ne doivent pas se casser
Que pourrit-il faire
Si comme nous tous
Il avait un salaire
20 à 30 sous
Que tous les prêteurs
Chassent le directeur
La main dans la main
Nous reprendrons tous le turbin.

Refrain :

Barbezinc mon vieux
Fais pas tant le grincheux
Car tu pourris bien
Parfois recevoir des coups de poings
Tu n’es qu’un bandit
Un homme sans souci
Dis-nous la raison
Pour être un si mauvais patron
Un jour pour faire du scandale
T’envoyais chercher les gendarmes
Pour renvoyer un ouvrier
Que tu ne voulais pas payer
Dis nous pourquoi tu fais ça
Tu sais bien que ça ne durera pas.


Cette chanson entonnée par les femmes et enfants des grévistes cristallise la haine ouvrière.

Jeudi 16 mars 1905 : « Les ouvriers grévistes ont organisé une manifestation ».

« Ils ont parcouru les rues de St-Florent en chantant les 2 chansons sur CHARITAT ».
« Il attendent CHARITAT à la descente du train ».
« Pour faire une ovation », « faire entendre une sérénade commencée au son des casseroles et des chaudrons ».
« M. Le Directeur ne s’est pas montré ».
« Au moment où il sort de l’usine, ils le poursuivent avec des cris injurieux ».
« Ce soir à une heure et demie, M. CHARITAT s’est rendu à l’usine escorté d’un gendarme ».
(extraits de la Dépêche du Berry).


Le samedi 18 mars le Tocsin Populaire dit que « Les négociations n’aboutissent pas » et qu’à « St-Florent, tous les ouvriers métallurgistes de St-Florent et Rosières sont solidaires avec les ouvriers de la Société Industrille de Décolletage ». « Les grévistes ne seront pas pris par la famine ».

Le dimanche 19 mars : « La grève du décolletage continue » ; « Chaque jour les grévistes accompagnés d’autres personnes de la localité se livrent à des manifestations bruyantes contre M. CHARITAT ».

Le mardi 21 mars : « Le conflit qui dure depuis un mois semblait devoir se terminer samedi dernier, à la suite d’une entrevue des deux parties provoquée par le Juge de Paix », « M. Louis LABBÉ , fondé de pouvoir du Conseil d’Administration, après une laborieuse séance qui dura 3 heures, examina point à point les revendications des grévistes ». Mais sans résultat.

Mardi 28 mars 1905 : « Samedi dernier 25 mars, 1200 personnes sont venues au concert suivi d’un bal pour les ouvriers grévistes, ils ont réussi à obtenir 400 F ». (Dépêche du Berry).

Enfin, un télégramme du 18 avril 1905, annonce que la grève est terminée. « Ils ont obtenu satisfaction car Barbeneinc est parti. Le travail a donc été repris après entente entre les ouvriers et le Conseil d’Administration qui a été forcé de s’incliner ».

Le Tocsin Populaire titre : « Eclatante victoire ouvrière : le directeur M. CHARITAT est relégué à Bourges, rue du Marché, où il n’exercera que les fonctions de Directeur honoraire, il ne sera plus toléré dans les ateliers ».
La reprise du travail a lieu sans incident. Mais quelques jours plus tard, CHARITAT est de retour. Alors les ouvriers l’expulsent et continuent le travail.
A la suite de cet incident, l’Administration renvoie 7 ouvriers. Tous les autres se mettent immédiatement en grève. Après plusieurs réunions avec le Conseil d’Administration, les ouvriers obtiennent l départ définitif de CHARITAT. Celui-ci abandonne la direction de l’usine mais reçoit en contre-partie, une forte indemnité équivalente à une année de traitement.

Les 7 ouvriers licenciés sont réintégrés. Le travail reprend le 9 mai. Cette grève exemplaire témoigne d’un changement profond des mentalités ouvrières de la région.
Un Directeur a été renvoyé par ses ouvriers.


LA GRÈVE DE 1907 A LA CARRIÈRE DE SAINT-FLORENT

Le 13 mai, une grève éclate à la Carrière de Saint-Florent. La totalité des ouvriers demande une augmentation de salaire de 25 centimes par jour. Les ouvriers de la Carrières sont très mal payés.
Le 15 mai, le travail cesse à la Carrière.

« Les ouvriers circulent dans les rues mais restent calmes, aucun incident ne s’est produit pour le moment ». (Rapport du 15 mai 1907 au Préfet du Cher).
Les patrons acceptent une légère augmentation sauf pour les terrassiers. Dix jours après, un rapport de police du 25 mai signale :
« Les patrons acceptent l’augmentation demandée mais toujours pas pour la catégorie des terrassiers ».
« Les ouvriers demandent que les manœuvres aient un salaire quotidien uniforme de 4 F et les patrons carriers ne veulent rétribuer cette catégorie d’ouvriers que selon leur rendement ».

Plus tard, les carriers demandent une nouvelle augmentation de 50 centimes par jour, lors d’une réunion organisée par la Chambre Syndicale des ouvriers. Les patrons refusent.
En juin, les ouvriers défilent en chantant :


« Comme nos frères de Rosières,
Luttons avec ténacité,
Et à nos patrons téméraires
Imposons notre volonté.
Jamais le courage nous manque
Nos patrons sauront donc bientôt
Crever sur leurs billets de banque
Ou mieux payer nos durs travaux.

La grève s’achève le 8 juin 1907. Tous les ouvriers reprennent le travail, aucun n’a été congédié.


LA GRÈVE A L’USINE BELOT A SAINT-FLORENT EN 1907.

Les ouvriers métallurgistes de le Fonderie de cuivre BELOT, ont fait grève du 23 mai au 10 juin 1907. Les 80 employés, ont revendiqué le renvoi d’un contremaître. Voici le déroulement des évènements qui ont provoqué la grève :
« Il y eut alors une discussion qui dégénéra en pugilat et ce furent des syndiqués qui séparèrent les deux combattants » (Rapport du commissariat 25 mai 1907).
« Jeudi soir, M. BELOT ayant refusé de sacrifier son meilleur contremaître, le syndicat tint deux réunions privées, salle Chopain à St-Florent et décida par 47 voix la grève pour le lendemain matin ». (Rapport du commissariat 25 mai 1907).

M. BELOT prend parti d’éviter tout conflit. Il « adonc fermé complètement l’établissement jusqu’au 8 juin prochain, date à laquelle il fera connaître au Syndicat la réponse définitive des actionnaires, qu’il doit saisir ». « M.BELOT fit de suite une enquête sommaire : tous les torts étaient à la charge de l’ouvrier dont le renvoi fut décidé ». Mais les ouvriers exigent le renvoi du contremaître à la place de l’ouvrier. « Les grévistes ne sont pas violents, mais empêchent d’entrer dans l’usine ». « L’usine est surveillé jour et nuit par les grévistes » (Rapport du 30 mai 1907.

« La gendarmerie n’a pas eu a intervenir » (Rapport du 11 juin 1907).

Enfin tous les ouvriers ont repris le travail le 10 juin sauf le contremaître.

M. BELOT a fini par céder aux revendications des ouvriers fondeurs. « Le contremaître, objet du litige entre la direction et les ouvriers, est renvoyé ».
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(document tiré du magazine Votre Généalogie)

LA FERMETURE DE L’USINE BELOT A SAINT-FLORENT EN 1909

En 1909, l’usine de robinetterie BELOT à St Florent doit de nouveau faire face au mécontentement des ouvriers.

Les hommes ne gagnent que 4,75 F pour 10 heures, et les femmes 1,75 F pour 6 heures.

56 ouvriers sur 85 font la grève pour avoir 20 % d’augmentation sur leurs salaires.

Une semaine après, la situation dégénère, et le rapport du 21 mai signale :
« A 4 h du soir, les gendarmes se sont présentés à la robinetterie. Ne restaient qur le chef de fabrication et le magasinier ; ceux-ci d’accord avec M. BELOT, avaient décidé de coucher à l’usine ». Puis les manifestants (environ 1200) ont insulté M. BELOT, jusqu’à 11 h du soir.
« A un moment donné, M. BELOT s’étant présenté sur le trottoir pour parler au Maréchal des Logis, une pierre qui lui était sans doute destinée, a atteint le gendarme. La pierre a fait tomber son képi : mais ne l’a pas blessé ».
« Quelques ouvriers se sont échappés de la foule et en ont profité pour se faufiler dans le jardin du contremaître où ils ont causé de nombreux dégâts » (Rapport du 23 mai). Puis des incidents violents éclatent avec les gendarmes.
« Au cours de la grève des robinettiers de St-Florent le Directeur de l’usine BELOT, M. PARRANT qui avait décidé depuis le début de ne reprendre aucun des grévistes, avait examiné deux projets de reprise du travail

Ouverture de l’usine avec un certain nombre d’ouvrier recruté s en dehors
Evacuation du matériel et des approvisionnements sur Ste Lizaigne(Indre).

« Il paraît décidé à l’évacuation à laquelle il procéderait à bref délai. Il a même fait part de son intention de se rendre ces jours-ci à Bourges, afin de traiter avec des camionneurs pour le transport de tout son matériel à la gare ».

« Le transfert à Ste Lizaigne ne serait que provisoire et la réouverture des ateliers de St-Florent pourrait avoir lieu dans un temps indéterminé, un an, dix-huit mois ou deux ans, lorsque la situation le permettrait ».

Le 2 septembre, tout est définitivement terminé, les ouvriers n’ont pas obtenu satisfaction, et M. BELOT a déménagé son usine à Ste Lizaigne dans l’Indre.


Lexique :

- (1) – « Ce sont des êtres, qui abdiquent toute dignité, lèchent les mains du potentat (2) qui les affames depuis de longues années.
Un ‘jaune » est criminel, il trahit ses camarades, il ne mérite aucune considération.
Le « jaune » rejoint parfois l’ancienne figure du blanc hormis pour ses convictions politiques et religieuses. (Témoignages d’ouvriers grévistes)

- (2) – Homme qui dirige de façon tyrannique.

- (3) Nicolas JOUANNET, surnommé « le père Coliche » a été le meneur de la 1ère grève de 1893 à St-Florent.
Après celle-ci, il a été licencié et chassé de sa maison.
Alors, il construisit une baraque en bois sur les bords du Cher, au lieu dit « Le Patouillet ». Il fabriqua un bateau et devint passeur pour les pêcheurs et les touristes, tout en tenant une buvette.
Devenu Président de la société de Pêche, il fait un procès contre le Comte de COURCELLES, propriétaire du Château de St-Florent (ce n’était pas encore la Mairie) qui avait muré sa propriété, empêchant le droit de passage aux pêcheurs le long du Cher. Le tribunal lui donna raison et obligea le Comte à ouvrir une porte dans son mur.
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Huguette Deshayes
 
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