Les usines Rosières de Lunery (7)

Les usines Rosières de Lunery (7)

Messagepar Huguette Deshayes » 06 Nov 2014 09:22

05/06/2008 -
LE PETIT FONDEUR - Mai 1994

Ce dossier est tiré intégralement d'une revue éditée par les élèves de 4 ème du collège Voltaire de Saint-Florent-sur-Cher. Le travail effectué d'une grande qualité nous éclaire sur l'épopée économique des fonderies de Rosières dont bon nombre de fourneaux de nos grands-mères sont issus. Un grand merci donc aux élèves et enseignants de ce collège ainsi qu'à Jean-Luc Champault qui a conservé précieusement ce petit journal présenté ici, sans oublier Bernadette Moy qui a assurée la dactylographie de l'article.


A partir de 1920, Saint-Florent et surtout Lunery accueillent des étrangers. En effet la France sort de la Première Guerre Mondiale et a besoin de reconstruire, mais elle manque de main-d'œuvre : la population active jeune a été décimée, et le taux de natalité est bas depuis longtemps Parmi ces étrangers, ce sont les Polonais les plus nombreux à venir dans le Cher : depuis son indépendance (1919) à la suite du Traité de Paix, la Pologne disposait d'une main-d'œuvre nombreuse et inoccupée : c'est un pays neuf qui doit organiser son économie Après la signature de la Convention Franco-polonaise (le 3 septembre 1919) qui organise l'immigration des Polonais vers la France, la Société Générale d'Immigration et le Comité Central des Houillères de France font le lien entre les grands patrons qui ont besoin de main-d'œuvre et les Polonais qui cherchent du travail.

A partir de témoignages et de documents d'archives, nous avons dénombré les Polonais et avons étudié les circonstances de leur arrivée. Nous nous sommes également intéressés à leurs professions et à leurs conditions de travail essentiellement à Rosières. Nous avons ensuite analysé tous les problèmes d'intégration qui se posaient à eux.

L'ARRIVÉE
Les recensements et différents états numériques des étrangers résident dans le Cher, établis régulièrement par les services de la Préfecture de Police (1), nous ont permis d'apprécier l'importance de l'immigration polonaise à Saint-Florent-sur-Cher et Lunery.
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Les usines Rosières de Lunery (7)

De 1922 à 1930, Lunery voit arriver une grande quantité de Polonais (seule une crise industrielle passagère ralentit l'immigration en 1927).
A partir de 1931, la crise mondiale, née aux Etats-Unis, freine fortement l'immigration.
Le recensement de 1931 nous apprend qu'un tiers de la population de Lunery est étrangère. Sur 954 étrangers, il y a 18 Russes, 3 Lituaniens, 17 Portugais, 2 Espagnols. Tous les autres sont Polonais, ce qui représente 98 % du total.
L'usine Rosières fait surtout venir des familles pour stabiliser les gens : chaque famille vit dans une maison séparée où elle se plait.
Quand au célibataire, ils vivent dans l'hôtel du même nom. Ils ont moins de liens avec l'usine (peu restent au-delà de l'expiration de leur contrat). Ils sont corrects avec les autorités mais cherchent moins à s'adapter aux mœurs.

Nous avons pu reconstituer de façon vivante le départ, le voyage, l'installation de ces immigrants polonais grâce aux souvenirs de Lucienne, d'Irène et d'Anna, de Maria, de François, d'Hénéna, d'Eugène qui nous ont reçus avec beaucoup de chaleur et de gentillesse (2)

Dans la Pologne de l'après-guerre, le chômage est important ; ceux qui émigrent ont signé un contrat avec une entreprise française ou vont rejoindre un membre de leur famille déjà parti.
Pour voyager il faut se munir :
- du contrat de travail
- d'un passeport
Photo d'un passeport
- d'un certificat de moralité
- photo

Les lieux d'origine sont variés : Tarnow (En Galicie) ; Podwolocezcscka (Petite Ukraine) ; Poznan ….

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Deux parcours sont essentiellement suivis :
Photo carte - Trajet 1 : Voie maritime empruntée de Pologne de 1923 à 1926
Trajet 2 : Ligne de chemin de fer empruntée de Pologne de 1924 à 1926.

Par mer (trajet1) un paquebot rallie en deux jours Gdansk au Havre : Eugène raconte que, alors âgé de 4 ans, curieux, hardi, il se permit de visiter le navire, et que sa mère, inquiète, affolée, le retrouva discutant bravement avec les marins polonais.

Par le train (trajet 2) le voyage dure 8 jours. Les immigrants doivent se rassembler à Myslovice, d'où, en convoi, ils sont acheminés jusqu'au centre de tri de Toul. Certains peuvent être renvoyés à cause de leurs opinions politiques : les communistes, (dont on craint la propagande). On effectue un contrôle sanitaire ; selon leurs aptitudes physiques, les ouvriers sont dirigés vers les mines (Nord, Montluçon, Montceau-les-Mines), ou vers les forges. Ceux qui vont à Rosières prennent le train jusqu'à Paris-gare de l'Est puis rejoignent la gare d'Austerlitz. L'usine a délégué un interprète qui les guide.

Lucienne, notre témoin français, alors âgée de 18 ans, se souvient de l'arrivée des quatre premières familles polonaises en 1923 : " ils venaient d'Allemagne, mais ne le disaient pas …(Ces Polonais étaient déjà travailleurs immigrés en Westphalie), avec leur mobilier ".
La même année, Eugène retrouve son père et la famille réunie a droit à un logement tout neuf construit par l'Usine. Le Dimanche 1er Juillet 1928, ce sont quarante familles qui arrivent ensemble.
Maria se souvient du déjeuner servi à la cantine de l'Usine, avec au menu des pois cassés. Elle est logée derrière l'h^tel des Célibataires, dans une " baraque en bois " qu'Héléna évoque également, " avec son ameublement sommaire, sa cuisinière Rosières, ses lits en fer ".

Le nombre total de Polonais vivant à Lunery varie d'une année à l'autre. Ces fluctuations sont dues aux arrivées, plus ou moins massives, aux naissances, aux départs (fin de contrat, retour au pays…)

Presque tous les Polonais, employés à l'Usine, habitent près de leur lieu de travail : tout le monde dit que Rosières est une cité polonaise.


LE TRAVAIL (3)
Répartition des immigrés par métier dans le Cher et à Lunery

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A : Artisans - Professions libérales - Commerçants - Chefs d'entreprise
B : Travailleurs manuels d'usines ou chantiers
C : Employés - Représentants - Gens de maison - Garçons serveurs
D : Travailleurs agricoles et forestiers.

Dans le Cher, beaucoup d'étrangers étaient employés dans l'agriculture et l'industrie. Parmi eux, des Allemands, des Arméniens, des Autrichiens, des Grecs, des Chinois, des Hongrois, des Italiens, des Portugais, des Marocains … et des Polonais.
En 1926, dans l'agriculture et l'industrie, il y avait au total 2 442 étrangers dont 920 Polonais. A Lunery et à Saint-Florent, les Polonais étaient employé dans l'industrie, par deux grandes usines : Rosières et Labbé. Ils y travaillaient en tant que mouleurs, émailleurs, casseurs de fonte… Parmi les Polonais, il y avait également à Lunery un meunier, une couturière, quelques servantes, une interprète, une institutrice et le conducteur de tacot (sorte de tracteur sur roues qui faisait le trajet de la gare à l'usine Labbé).

Tous ces travailleurs étaient embauchés par contrat.


Celui-ci définissait avec précision le salaire de l'ouvrier et ses droits.
Les Polonais avaient les mêmes droits que les ouvriers français, une rémunération égale, et leurs heures supplémentaires étaient payées au même prix.
Les ouvriers originaires de pays avec lesquels la France avait conclu un traité d'assistance réciproque, comme la Pologne, bénéficiaient de toutes les lois d'assistance.
En cas d'accident du travail, la législation française assurait à l'ouvrier une indemnité ainsi que les soins médicaux et pharmaceutiques sans aucun versement de sa part. La Caisse de Compensation allouait 5 F à l'ouvrier, par jour de maladie, à partir du 6ème jour, sans rien lui retenir. S'il adhérait à la Société de Secours Mutuels moyennant 5 F par mois, il recevait en cas de maladie 12,50 F par jour, avec participation aux frais de médecin et de médicaments.

Le salaire variat de 20 à 24 F par jours et de 2,50 F à 3 F par heure. Plus des trois quarts du salaire était dépensé pour la nourriture.

Pour mémoire :
- pour 3 repas au restaurant coopératif avec pain et boisson : 11,50 F pour un ouvrier isolé, 15,00 F pour un couple.
- 2 F le kilo de pain.
- 2,60F le litre de vin.
- Pour un isolé en dortoir : 1 F par jour.
- Pour une famille en maison ouvrière : de 0,575 F à 0,986 F par jour, donc de 17,25 F à 29,58 F par mois.

Un ouvrier polonais, comme tout ouvrier avant 1936, travaillait 48 heures par semaine.
En cas de maladie ou de mort, le contrat pouvait être résilié. Mais l'employeur, en cas de décès, devait assurer l'enterrement de l'ouvrier.

Les conditions de travail à Rosières étaient très dures. Les mouleurs devaient beaucoup boire tant leur travail était pénible. Une bonne santé et un bon repas, le matin et le soir, leur étaient indispensables car certains ne consommaient qu'un café au lait le midi. Les plus travailleurs et les plus costauds étaient tous envoyés à la fonderie. Quelquefois l'Usine de Rosières prêtait du personnel à d'autres entreprises qui le lui demandaient comme l'Usine d'eau de javel de parfum et de savon de Bigny, pendant la guerre, où l'activité de Rosières était très ralentie : certains ouvriers devinrent même bucherons.

L'INTÉGRATION (4)

La surveillance des étrangers travaillant sur le sol français est une préoccupation constante des pouvoirs publics, comme en témoigne l'abondante correspondance échangée dans le Cher entre la direction de le Sûreté Générale et le Cabinet du Préfet, en réponse à de fréquentes demandes d'enquêtes du Ministères de l'Intérieur. Ces lettres nous ont permis de trouver quantité de renseignements sur les conditions de vie, d'intégration et de naturalisation des Polonais.
Photo courrier

A Rosières, en 1925, les célibataires trouvent à se loger au '' dortoir Jacques'', puis à l'hôtel Bon Accueil. Les familles ont des chalets construits à leur intention par l'Usine, ceux de la rue des Sables forment ''L'Ukraine''. Dans les jardins, le pavot, l'oeillette, le tournesol voisinent avec les pommes de terre. A Saint-Florent, sur l'ancien pont du Cher, s'est édifié le quartier dit de ''Varsovie'' composé de maisons à 2 étages entourant une grande cour au milieu de laquelle se nourissent oies, canards, poules, cochons…
Avenue Jean-Jaurès, on compte en 1931, 70 Polonais qui habitent dans des maisons construites au début du siècle en H.B.M. (voir Petit Fondeur N°3), tous employés aux Etablissements Labbé.

Les familles sont nombreuses, avec souvent plus de 4 enfants. Les aînés sont la plupart du temps nés en Pologne. Les traditions restent vivaces ; voici quelques prénoms : Jozefa, Marja, Julja, Wladyslaw, Franciszek, Miecyslaw…
Maintenant, voici quelques spécialités culinaires :
- La Marseiche : boudin polonais contenant des grains d'orge, mis dans de gros boyaux et cuits dans des chaudières ;
- La Mortadelle parfumée ;
- Le Fromage caillé : fait à la maison ;
- Les Piroski ;
- La Placek : grand gâteau à la levure, gonflé, qu'on cuit dans le four du boulanger,
- et à volonté, des pommes de terre, du chou, du saucisson cru (même pour les nourrissons), de la farine de blé noir…

Et voici les fêtes :
- Le Lundi de Pâques, on réveille les enfants à petits coups de ''smigus dingus'' c'et -à-dire à petits coups de rameaux flexibles, on asperge la maison d'eau de Cologne, on décore des œufs.
- Le jour anniversaire de la Constitution, le 3 mai, les familles se rassemblent en costumes folkloriques avec rubans, couronnes, fichus bariolés… Après la cérémonie religieuse, célébrée par un prêtre polonais venu de Paris, en présence du Consul ou de son représentant, après le dépôt d'une gerbe au monument de la Paix, un banquet à lieu suivi d'une représentation théâtrale. Le soir, un bal avec orchestre polonais clôture la journée dans un tourbillon de polkas déchaînées, de valses, et de mazurkas bien rythmées !

La Duchesse de MAILLET, née Princesse RADZIWILL, aimait participer à toutes ces festivités qui lui rappelaient son pays natal.

Des institution aident les Polonais à ne pas oublier leurs racines.
Le polonais est enseigné aux enfants en dehors de leurs heures de classe à l'école française où dans la cour, Eugène déplore que " c'étaient les gros mots que l'on retenait le plus facilement ".

En 1931, l'institutrice polonaise est une bénévole : Madame Françoise NOCUM, née en 1906 à Dohawa, femme d'un mouleur polonais de Rosières. Par la suite, les cours sont assurés par un couple officiellement nommé et payé par le Consulat.

Photo : La classe de garçons de l'école de Rosières en 1927-1928

Les jeunes Polonais sont scouts ou louveteaux, leur nombre atteint 60 dans les années 30. Ce mouvement est dirigé en France par d'anciens officiers de carrière. Les jeunes de Rosières, tous les ans, font un camp en Auvergne. Ils sont aussi allés à Berck-plage, à Montluçon, à vélo, pour disputer un match de volley, et souvent à Bourges. Beaucoup de ces scouts se retrouveront dans le maquis puis dans les Forces Alliées durant la guerre.

Photo : Les scouts polonais de Rosières

Une circulaire de mars 1939 rappelle les statuts du Cercle de Culture Intellectuelle, ou Club Polonais de Rosières. Il a pour but '' Le travail en commun au développement intellectuel des émigrés polonais et à celui de leur vie sociale'', grâce à des bibliothèques, des abonnements à des journaux polonais, des causeries instructives, des chœurs, des orchestres, des excursions… Le Club fête dignement ses15 ans en 1938.

Tout en restant très attachés à leurs origines, les Polonais de Rosières s'intègrent à la société française. Ils deviennent les fleurons de l'U.S. Rosières, devenue club de foot depuis 1922. En mars 1959, les journaux locaux célèbrent les 50 ans de l'U.S.

En 1946-47, l'équipe comptait 10 Polonais pour 1 Français.
A la libération, Rosières se remit à " flamber " et dès la saison 1946-47 accédait à la 2ème division avec une équipe composée par 10 Polonais et 1 Français, le capitaine depuis bien avant guerre déjà, BEAUJARD. Il y avait entre autres " étrangers " : PATCHINSKI, MALKOVITCH, MALAWSKA, KOMONSKI, KALOWI.

La Naturalisation
C'et tout naturellement que certains Polonais en arrivent à demander leur naturalisation. Le gouvernement a des exigences sur leur comportement politique et moral.
Déjà, en 1925, il s'inquiète de savoir s'il n'y a pas " parmi la population étrangère d'organisations à tendances séditieuses, communistes ou révolutionnaires " (la Révolution russe n'est pas loin !). Les étrangers " en instance […] signalés comme s'occupant de politique ou comme n'offrant pas de garanties suffisantes au point de vue national […] ont été éliminés ".
A Rosières, l'Usine " exerce une surveillance très sévère sur leurs agissements et ne tolère pas la moindre agitation, congédiant aussitôt tout ouvrier qui attire son attention au point de vue politique ".
De plus le gouvernement s'inquiète de la valeur morale des candidats à la naturalisation, désire apprécier en connaissance de cause la valeur et l'honorabilité ou les défauts des intéressés ", de façon à refouler ceux qui " ne solliciteraient leur naturalisation que par intérêt personnel, en vue de s'assurer des avantages matériels ou d'éviter les mesures de police susceptibles d'être prises à leur égard ".
A partir de 1939, à cause de la " crise industrielle ", " les conditions exigées des étrangers qui veulent acquérir le droit de cité chez nous " deviennent plus sévères, ce qui va rassurer la main-d'œuvre française.

Nombre d'enquêtes pour naturalisation dans le Cher (Bourges excepté)

Nationalités En nombre Demandes satisfaites En pourcentage
Polonais 27 4 15
Italiens 17 6 35
Belges 17 7 41
Espagnols 11 4 36
Portugais 7 5 71


Peu de Polonais demandent leur naturalisation. Ils le font s'ils sont " mariés à des Françaises ", s'ils n'ont " plus d'espoir de retour au pays ", s'ils veulent accéder à certains emplois publics ; ils éprouvent " une réelle sympathie pour la France " où ils ont trouvé " travail et liberté ", ce n'est " pas par cupidité ".
Selon la Préfecture du Cher, les autres ont du mal à " se débarrasser de leur spécificité ", ils sont " dépourvus de culture ".

Nous avons pu trouver aux Archives un dossier de naturalisation complet, datant de 1937.
A la demande du Ministère de la Justice et selon la loi du 10 Août 1927, l'enquête porte sur : "
- l'état civil,
- les résidences en France (3ans ininterrompus au minimum) et à l'étranger,
- la conduite et la moralité,
- la situation militaire et l'attitude pendant la guerre,
- le degré d'assimilation,
- l'utilité sociale,
- l'état de santé,
- la situation de fortune,
- les raisons de la demande. "

Le dossier concerne un jeune couple de Saint-Florent : le mari est ouvrier galvaniseur aux Etablissements Labbé. Il doit fournir 9 pièces :
- une demande sur papier timbré,
- leur acte de mariage,
- un certificat de salaire,
- une attestation de résidence délivrée par la mairie,
- un certificat médical (ils sont allés chez le Docteur JACQUET),
- un extrait de casier judiciaire,
- une déclaration relative aux condamnations,
- un certificat du percepteur,
- une copie du rapport moral fait par le patron.

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La naturalisation n'est pas gratuite : les frais s'élèvent à 1 276 F ; cela représente 18 % du salaire annuel du demandeur. Celui-ci propose de donner 300 F (4,3 % de son salaire). L'administration accepte, estimant que la somme proposée est en accord avec le salaire.

L'avis du commissaire chargé du dossier est favorable. Il pense que l'intégration du couple se fera dans de bonnes conditions.

L'Administration constate que ces Polonais de Saint-Florent, " grâce à leur manière de vivre et à leur bonne tenue, ont été représentés [par l'enquête] comme dignes d'obtenir la faveur qu'ils ont sollicitée ".




-(1) - A.D. Bourges - 3M 176-203-227-251 - 25 M 190 à 193 et 205
-(2) - Leurs témoignages apparaîtront en italique.
-(3) - A.D. Bourges - 25 M 181-206 - 3M 203-227-251.
-(4) - A.D. Bourges - 25 M 181 - 29 M 21 et 48 - 3 M 227.

Pour aller plus loin : http://barthes.ens.fr/clio/revues/AHI/a ... es/co.html
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Huguette Deshayes
 
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